H comme... Hache
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- Écrit par Philippe Magnan
- Catégorie : Challenge 2019
De nos jours certains pays prononcent toujours la peine de mort, suite à des jugements parfois fors discutables et pour des raisons qui le sont encore plus…
Ces exécutions se font aujourd’hui de façons différentes selon les pays, et parfois même à l’intérieur d’un pays (USA par exemple). La mise à mort se fait aujourd’hui par injection létale, électrocution, pendaison, injection létale, peloton d’exécution et même décapitation.En France la hache fut longtemps utilisée pour décapiter les condamnés ou parfois leur couper un membre.
Ainsi le tribunal de Mirebeau prononça le 26/06/1713 le jugement ci-dessous à l’encontre de Jean BOUSSOT qui avait profané des églises pour les cambrioler, pas très sympa les juges… (photo AD de La Vienne)
Nota que la nuit du lundy a mardy vingt-six et vingt-sept
du mois de juin de la présente année mil sept cent treize il a
esté volé dans notre église par des voleurs qui enfoncèrent un
panneau du vitrail du chœur du côté droit, trois calices deux
d’argent et un de vermeil leurs patines le ciboire et une custode
après avoir renversé les saintes hosties sur un lavabo
sur l’autel, le pied du soleil, la plaque du baton de la
croix qui était d’argent, forcé toutes les harmoires et coffres, enfoncèrent le
tabernacle, trois aubes le tout valant soixante pistoles.
le même voleur deux ans après vola l’Eglise de St Cybard
de Poitiers de Moléon de Vouzailles, le dit voleur appelé Jean
BOUSSOT de la paroisse de Chabournay fut arresté à Poitiers le vingt
cinq avril 1715 fut condamné a estre brulé vif dans le pilori
après avoir fait amande honorable et avoir eu le poing coupé ce qui
fut exécuté

Puis la guillotine fonctionna à plein régime pendant la Révolution et continua son œuvre bien après, pour mémoire les dernières exécutions eurent lieu en France dans les années 70.
Mais si l’utilisation de la guillotine remplaça l’utilisation de la hache, cette dernière continua à être utilisée lors de certaine exécution pour trancher la main droite par exemple pour des crimes de parricide. Ainsi un couple de Champagné le Sec fut condamné en 1827 à être guillotiné après avoir eu la main tranchée. Finalement certains pays n’ont que 2 siècles de retard sur la France.
G comme... Gagnaire
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- Écrit par Lucile LEBEAULT et Philippe MAGNAN
- Catégorie : Challenge 2019
Dès l'arrivée des Allemands, des milliers de Juifs français étaient partis du nord du pays et de la région parisienne et s'étaient dispersés dans un nombre considérable de localités. Ce facteur contribua grandement à leur survie. Jacques Breidick et sa soeur Jeanne étaient venus habiter dans un village à cinquante kilomètres de Poitiers. En octobre 1943, le père Jean Fleury (q.v.) apprit que les deux jeunes juifs étaient sur le point d'être arrêtés. Souffrant, il était alors cloué au lit; aussi fit-il appel à deux professeurs du lycée de Poitiers pour l'aider. L'un d'eux se rendit chez un couple de fermiers amis du prêtre, Berthe née Gagnaire et Théophile Brault, qui habitaient à Tassay par Chaunay, petit village isolé du département de la Vienne. Ils se déclarèrent honorés de la confiance du prêtre et acceptèrent immédiatement sans hésitation. Le second professeur se rendit, lui, dans le village où vivaient les Breidick et les conduisit la même nuit vers leur nouveau refuge. Accueillis chaleureusement par les Brault, ils vécurent chez eux jusqu'à la fin de l'Occupation.
F comme... Franschhoek
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- Écrit par Sylvie chargelegue-herpin
- Catégorie : Challenge 2019
C’est une bourgade sud-africaine avec un air de bourg vendéen situé dans la région des vignobles, vignobles créés par des Français huguenots chassés de France par la révocation de l’Edit de Nantes.
C’est la compagnie hollandaise des Indes Orientales qui accorda ces concessions dès 1694.
Ici tout rappelle la France, les noms des habitants, descendants des émigrés tels que DEVILLIERS, MALHERBE, DUTOIT (500.000 familles sud-africaines portent des patronymes français) ; ou par la présence de restaurants réputés par la finesse de la cuisine française proposée que l’on accompagne de crus locaux.
Un musée et un mémorial huguenot inauguré en 1948, commémorent l’arrivée des colons français. Il se compose de 3 arches élevées derrière une statue de femme debout sur un globe terrestre, les pieds posés à l’emplacement de la France, elle tient une bible à droite et une chaîne brisée à gauche.
Au musée sont présentées des généalogies, telle celle des MARAIS, une documentation étoffée sur les familles huguenotes du Cap.
Dans une salle les murs sont couverts de liste alphabétiques des patronymes avec de nombreux renseignements (lieu d’origine, bateau emprunté, composition de la famille). J’y ai relevé un Pierre FOUQUET de Poitiers et une Madeleine MENANTEAU par exemple.
E comme... Extraordinaire Marguerite
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- Écrit par Pascal Gendreau
- Catégorie : Challenge 2019
Oh, il ne s’agit pas d’une souveraine au destin historique, ni même d’une courtisane ayant fait la joie des gazetiers. Encore moins d’une artiste ou d’une savante dont les œuvres ou les découvertes auraient révolutionné le monde. Mais simplement d’une mère de famille du Poitou : Marguerite Arnaudeau.
Les souvenirs de sa vie se sont évaporés. Le temps passe, l’oubli fait son oeuvre, c’est ainsi.
Mais les actes et les registres sont encore là pour témoigner que cette Marguerite ne fut pas si ordinaire.
Et c’est un privilège que d’honorer ici sa mémoire. Tendons très fort l’oreille ...
Mon père, Antoine Arnaudeau, lieutenant des archers de la Grande Maréchaussée Générale du Poitou, veuf et sans enfant, s’était remarié sur le tard avec Françoise Millard, qui n’était plus toute jeune non plus. Aussi je vis le jour quand ma mère avait déjà presque 40 ans, et fus baptisée le 19 avril 1677 en l’église St Jean-Baptiste de Poitiers.
Bref, moi, Marguerite Arnaudeau, fille unique, j’ai été élevée comme une « fille de vieux ».
C’est sans doute cela qui me marqua le plus.
Alors, bien entendu, je n’ai rien fait comme mes parents !
A 12 ans on me fiance à François Ribault.
Il était notaire, et avait presque 20 ans de plus que moi … Encore un vieux.
Cependant, encore enfant, je signe sagement le 4 septembre 1689 par devant Maître Hilaire Marrot à Poitiers, un contrat de mariage où, suivant la formule consacrée, tout ce qui est stipulé est soi-disant voulu, consenti et accepté. Mais 6 mois plus tard, pour des raisons dont il serait indiscret d’en dévoiler les secrets, nous rompons nos fiançailles et, d’un commun accord, annulons notre contrat chez ce même notaire.
Et je n’ai pas mis longtemps à rencontrer l’homme de ma vie.
Honneur à la France, il s’appelait … Louis.
C’est ainsi que le 19 février 1691 j’ai épousé Louis Montois en l’église St-Michel de Poitiers.
Il était tout jeune procureur à Poitiers. Il avait 22 ans, et moi 13 et demi.
Et que pensez-vous qu’il arriva ?
Nous eûmes des enfants … évidemment !
1, puis 2, puis 3, puis 5, puis … 10, puis … 15. A 18, la cigogne prit un autre chemin.
8 garçons et 10 filles.
11 se sont mariés, 2 sont devenus prêtres, notre petit Marc-Antoine est décédé en bas-âge. Quant aux 4 autres, mon grand âge me fait perdre la mémoire, mais j’ai une vague souvenance de quelque voile de religieuse…
Trois siècles plus tard, il paraîtra que mes descendants seront des milliers aux 4 coins du monde.
Fait rare pour l’époque, nous allions fêter nos noces de diamant, lorsque mon mari décéda en 1750 après 59 années de mariage. A mon tour, cinq ans plus tard, je rendis mon âme à Dieu, et fus inhumée le 4 septembre 1755 dans l’église de Dissay.
18 enfants, 59 ans de mariage, voilà la vie bien remplie de cette Marguerite. Hommage mérité lui est rendu.
Mais en y regardant de plus près, un autre aspect de sa personnalité force davantage encore l’admiration.
Voyez plutôt sa signature.
Ci-dessous 2 spécimens : le 1er à son propre mariage à 13 ans et demi, le 2nd à 77 ans au mariage de l’une de ses petites filles à Poitiers St-Michel le 30 avril 1754, un an avant sa mort. Plus de 63 ans séparent ces deux signatures. La même constance dans le tracé, la même prestance, la même fermeté douce, la même aisance, la même ténacité, aucune courbe ne change, aucun laisser-aller, aucune ride …
Extraordinaire Marguerite !
D comme... Deydier
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- Écrit par Sébastien Pissard
- Catégorie : Challenge 2019
C'est dans un état un peu perplexe que je découvre le terme de "desservant", attaché à la profession d'Antoine Deydier, 42 ans, sur le registre du recensement de 1851 de Savigné.
D'une part, son patronyme ne me semble pas originaire du coin.
D'autre part, sa profession m'interpelle, jusqu'à... ce qu’une amie me confie une info très utile : "desservant" signifie grosso modo le curé du village ! (après coup, ça semble si logique !). Moi qui me suis étonné, dans le recensement, de ne pas voir apparaître curé, prêtre, etc. J'en suis venu à penser que le curé habituel en dehors de sa paroisse (et cela ne m'étonne pas plus que ça, car, à l'heure actuelle, c'est le curé de Civray qui dessert Savigné).
C'est en feuilletant les tables décennales postérieures au recensement de 1851 que je trouve ce bout d'indice : Antoine Augustin Deydier est décédé le 1er janvier 1868, en sa maison, au presbytère de la paroisse.
C comme Chouette et Chasseurdor...
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- Écrit par FIEVRE Christine
- Catégorie : Challenge 2019
Lorsque l'archiprêtre Pommyer de Pressac modifie le patronyme de Pantaléon Derechauvette en Pantaléon de la Chouette !!!

Il semble également que sur Pressac les surnoms soient fréquents car son fils est dit "Chasseurdor" à son décès

On trouve également Jean Audebert dit "Mourron"

Antoine André dit "le grand poumier"

Il semble en tout cas que mes ancêtres ci-dessus aient été honorés par cette coutume....
B comme... Boudault François
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- Écrit par Jean-Paul BOUDAULT
- Catégorie : Challenge 2019
François nait le 12 juillet 1751 à Vançais (79). Il est le fils ainé de François (28 ans) et de Marie Bosseboeuf (22 ans). Il a été baptisé "sous condition" et ses parrain et marraine sont Jean Charlier et Jeanne Rouyer, sa grand-mère maternelle.
Entre 1757 et 1762, ses parents déménagent et vont s'installer à Payré, à la métairie de la Roncière.
A 23 ans, il épouse, le 13 juin 1775 à Payré, Louise Potonnet âgée de 22 ans en présence de ses parents et de la mère de Louise qui est la fille de Joseph et de Jeanne Coulombeau.
Malheureusement, Louise décède moins d'un an plus tard, le 22 février 1776.
Le 30 septembre 1777, toujours à Payré, François épouse Madeleine Guérin, mon ancêtre. Il a alors 26 ans et Madeleine 17. Elle est la fille de Jacques et de Anne Chartier.
François est alors laboureur et son beau-père est meunier à Neuil. C'est très certainement à partir de là qu'il apprend le métier de meunier qu'il va transmettre à ses enfants. Jean Gervais, dans son ouvrage "Voici Payré qui m'est conté" précise que le moulin de Neuil sera vendu vers 1883 par un Boudault à un couple Grimault.
Ils auront au moins 8 enfants dont mon ancêtre François, leur ainé.
Madeleine décède le 22 octobre 1790 peu de temps après la naissance de ses jumeaux. Elle a alors 31 ans.
François est alors maire de Payré dont il sera le 1er maire.
Il se remarie le 1er avril 1793 avec Louise Rouhaux veuve de Jean Gendre. Ils ont tous les deux 41 ans.
François a joué un rôle important lors de la Révolution. Si les cahiers de doléances de Payré n'ont pas été retrouvés, on sait qu'ils ont été rédigés le 1er mars 1789 sous la présidence de François en tant que syndic. L'Assemblée constituante a alors transformé les paroisses en communes et François fut nommé maire. Il fut donc le 1er maire de cette commune. On trouve sa signature à la fin du registre paroissial de 1792 où, avec plusieurs autres, il vient prendre possession de ce registre le 7 janvier 1792.

François sera maire jusqu'à son décès le 20 mai 1809 au moulin de Neuil où il était encore meunier. Il a alors 57 ans.


