GE86 - Entraide généalogique dans la Vienne

Payré - Fête de la Pomme - 15 octobre 2017

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Et bien savez-vous que ce que l’image que nous représentons de la Nativité est un lointain héritage ? Et a une longue Histoire ?
Céline TALON est Historienne de l’Art, et restauratrice de tableaux anciens. Avec elle, nous allons faire un périple dans l’Histoire de l’Art...
Sous quelle forme a-t-on représenté la Nativité au cours des siècles? avec quels symbolismes ? Comment cette “vision”, cette représentation a évolué au cours de l’Histoire ? Le “bébé Jésus”, Marie évidemment, mais l’âne, le bœuf ? Est ce récent ? Et bien pas du tout, et nous allons voir dans l’Histoire de l’Art que depuis le 4ème siècle, jusqu’à la fin du 17 ème, des “canons” de la représentation de la Nativité vont non seulement se former, mais aussi évoluer au cours des siècles.

Nous sommes en 1580. C’est à Paris qu’est publié un traité intitulé « De la démonomanie des sorciers ».
Dans cette ouvrage, qui va devenir un classique, l’économiste, théoricien du pouvoir, philosophe et juriste, Jean Bodin, considéré comme un véritable savant, à son époque, écrit : « Quand à manger de la chair humaine, cela est très certain, et de toute antiquité. Les sorcières en étaient si friandes qu’il était quasi impossible de garder les corps morts, ni les enfermer si bien qu’elles n’y entrassent pour les ronger jusqu’aux os. »
La sorcellerie, une pratique qui, aujourd’hui, nous fait sourire et qui, pourtant, révèle bien des enjeux politiques, éthiques et sociologiques.

Emission de la RTBF - Un jour dans l'Histoire
Invitée : Louise-Marie Libert, médiéviste. « Les plus terribles affaires de sorcellerie » ; éd. La Boîte à Pandore.

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Dans un essai daté de 1916, intitulé « Gentileschi père et fille », Roberto Longhi, célèbre historien de l’art italien, écrit à propos de l’œuvre « Judith décapitant Holopherne » peinte par Artemisia Gentileschi :
« Qui pourrait penser que sous un drap étudié de candeurs et d'ombres glacées dignes d'un Vermeer grandeur nature, pouvait se dérouler une boucherie aussi brutale et atroce (…) Mais –avons-nous envie de dire– mais cette femme est terrible ! Une femme a peint tout ça ? » et il ajoute : « il n'y a ici rien de sadique, au contraire, ce qui surprend, c'est l'impassibilité féroce de qui a peint tout cela et a même réussi à vérifier que le sang giclant avec violence peut orner le jet central d'un vol de gouttes sur les deux bords »
Longhi dit encore à propos de cette peintre née à la fin du 16e siècle, à Rome :« l'unique femme en Italie qui ait jamais su ce que voulait dire peinture, couleur, mélange, et autres notions essentielles… ». « L’unique femme » écrit-il, c’est dire le peu de places que les artistes femmes occupent dans l’histoire. N’ont-elles pas existé, leurs traces ce sont-elles perdues ? L’Histoire est-elle misogyne ?

Emission de la RTBF - Un jour dans l'Histoire
Invitée : Anne Hustache, historienne de l’art

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Nous sommes le 3 juillet 1883. Dans l’édition du Gil Blas, quotidien français auquel participent des plumes notoires, Guy de Maupassant écrit à Pierre Decourcelle, homme de lettres comme lui :
" Mon cher ami, tu n'y comprends rien. Et je le conçois. Tu me crois devenu fou ? Je le suis peut-être un peu, mais non pas pour les raisons que tu supposes. Oui. Je me marie. Voilà. Et pourtant mes idées et mes convictions n'ont pas changé. Je considère l'accouplement légal comme une bêtise. Je suis certain que huit maris sur dix sont cocus. Et ils ne méritent pas moins pour avoir eu l'imbécillité d'enchaîner leur vie, de renoncer à l'amour libre, la seule chose gaie et bonne au monde, de couper l'aile à la fantaisie qui nous pousse sans cesse à toutes les femmes, etc., etc. Plus que jamais je me sens incapable d'aimer une femme parce que j'aimerai toujours trop toutes les autres. Je voudrais avoir mille bras, mille lèvres et mille... tempéraments pour pouvoir étreindre en même temps une armée de ces êtres charmants et sans importance. Et cependant je me marie. J'ajoute que je ne connais guère ma femme de demain. Je l'ai vue seulement quatre ou cinq fois. Je sais qu'elle ne me déplaît point ; cela me suffit pour ce que j'en veux faire. Elle est petite, blonde et grasse. Après-demain, je désirerai ardemment une femme grande, brune et mince (... ) Alors pourquoi me marier, diras-tu ? J'ose à peine t'avouer l'étrange et invraisemblable raison qui me pousse à cet acte insensé. Je me marie pour n'être pas seul (…) "

Emission de la RTBF - Un jour dans l'Histoire
Invitée : Caroline Esgain, commissaire de l’exposition « Just married, une histoire du mariage » au Musée du Costume et de la Dentelle, à Bruxelles.
Nous sommes en Egypte Ancienne, à l’époque du Nouvel Empire, entre 1540 et 1080 avant notre ère.
Sur ce que l’on appelle le papyrus Ebers, l'un des plus anciens traités médicaux qui nous soit parvenu, on peut découvrir quel genre de tests de viabilité étaient pratiqués sur les nouveau-nés. Le document, découvert à Louxor en 1862, invite le patricien à se baser sur la nature des cris de l’enfant pour établir son diagnostic. Il dit « déterminer le sort d’un enfant le jour où il est mis au monde : s’il dit « ny » cela veut dire qu’il vivra, s’il dit « embi », cela veut dire qu’il mourra ».
Comment vivait-on la maternité, il y a plus de trois mille ans ? Quel statut avait l’enfant ?
Invitée de la RTBF : Amandine Marshall, docteur en égyptologie et chercheur associée à la mission archéologique de Thèbes Ouest.
« Maternité et petite enfance en Egypte Ancienne » paru aux éd. Du Rocher
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La terreur s’affiche en gros caractères dans les journaux. Elle est à Munich, à Nice, en Egypte, au Liban, en Afghanistan, à Alep… Ce degré supplémentaire de la peur est né au Moyen Âge souligne l’historien Philippe Walter dans Terreur et représentation. L’époque médiévale, avec son lot de guerres interminables, de famines, d’épidémies et de crises politiques, est l’ère de la peur omniprésente. Elle bascule cependant peu à peu dans la terreur sous la direction de l’Eglise. Elle passe d’une inquiétude éphémère, semblable à la pavor qui a donné le mot français « peur », à la terror qui suppose l’effroi et l’épouvante. Un sentiment qui paralyse et détruit.
Entre la peur et la terreur, Philippe Walter désigne une différence de degré, mais aussi d’usage. La terreur « semble supposer aussi un pouvoir manipulateur qui utilise ce pouvoir destructeur à des fins propres », écrit-il. Les malheurs qui frappent l’époque médiévale sont propices au développement de la peur, mais celle-ci avait déjà été préparée voire entretenue par l’Eglise. Cette dernière joue sur la peur naturelle de la mort et la transforme en terreur en peuplant l’au-delà de créatures infernales vouées à châtier les humains et pouvant potentiellement faire irruption dans la vie terrestre des hommes.
Dès le XIe siècle, Walter note une poussée de phobies diaboliques qui se répand et s’amplifie durant les siècles suivants. L’art et la littérature reflètent cette terreur nouvelle. La Divine Comédie de Dante en est le parfait exemple. L’Eglise entretient et utilise ce sentiment pour mieux asseoir son pouvoir et son autorité. La conséquence de cette terreur c’est la résurgence de la figure du bouc émissaire. Les minorités (juifs, hérétiques, lépreux…) perçues comme des menaces pour la stabilité sociale sont réprimées.
 

Nous sommes au printemps 1314, à Cerisy, en Normandie. Sanson Vautier et Jeanne, fille d’Henri Etienne, sont dénoncés comme concubins notoires au tribunal ecclésiastique. Les jeunes gens nient les faits, mais reconnaissent que le bruit en court et s’engagent alors à se séparer. Le juge les avertit : « s’ils habitent à nouveau ensemble dans la même maison, seul à seule, dans un lieu où ils pourraient être soupçonnés de rapports charnels, ils consentent, dès à présent, à être considérés comme mari et femme, vivant maritalement l’un avec l’autre ». Le délit est religieux, car commis contre le sacrement du mariage, mais c’est l’ensemble de la communauté qui est concernée puisque le péché de l’un est susceptible d’allumer la colère divine contre tous ceux qui l’ont toléré. Quelles sont les multiples formes qu’a pris le couple à travers les siècles ? Remontons à la nuit de noces des temps… Invité : Jean-Claude Bologne.« Histoire du couple » paru aux éditions Perrin.

Une émission de la RTBF

 

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